Les PME, leur croissance et leur bonne santé, sont au centre des discussions politiques pour retrouver une compétitivité de nos entreprises et booster le business qui s'épuise à force de mesurettes et de coups d'épée dans l'eau.
La remarque principale est que la croissance ne se décrête ni par enchantement ni par la loi et des décrets : la croissance est bel et bien dans la tête de l'entrepreneur et pas ailleurs, surtout pas dans les bureaux lambrisés et dorés des cabinets ministériels ! Une incantation du type PME, PME lève-toi, comme Europe, Europe, en dansant comme un cabri, du temps de De Gaulle n'a jamais fait avancer le schmilblick ni un business model...
La finance y est sûrement pour beaucoup en termes d'amorçage des start-ups et de développement des ETI à l'export, mais pas uniquement.
La bonne idée est de capter la croissance, là où elle est, c'est-à-dire en Europe du Nord, en Asie, Chine et Inde, mais aussi au Brésil et USA qui reprennent du poil de la bête. Participer au Big Bang de l'internationalisation.
La France dispose de grands champions à l'international : les PME n'en profitent pas du tout. C'est le secret de la réussite des PME en Allemagne qui oeuvrent en tant que sous-traitants de Siemens, Mercédés et autres grandes entreprises outre-Rhin.
Créons donc les conditions de partenariat entre les grandes entreprises du CAC 40 et nos PME, en termes de marchés de sous-traitance avec des conditions préférentielles de prix et de crédits. Ces conditions existent mais en sens inverse : tout est fait pour tordre le cou de nos PME, tirer les marges au plus bas et les payer au lance-pierre !
Un changement de mentalité des relations grands groupes et PME dégagerait d'énormes potentialités : embauches de salariés car les PME recrutent et aussi créativité, innovation car les PME sont inventives de par leurs structures légères, souples et agiles...
Il est prouvé que la PME a plus de chance de survivre, au bout de 5 ans, en France qu'aux Etats-Unis, contrairement aux idées reçues, par contre, elle restera beaucoup plus petite qu'aux USA. Il manque à nos PME le pétrole suffisant pour grandir et prospérer à l'international comme Google, Yahoo, Facebook et les autres.
Ce pétrole, c'est bien entendu la finance mais pas uniquement, il s'agit de nombreux partenariats possibles qui n'existent pas en France et qu'il serait bon de favoriser. La France a des possibilités énormes en aéronautique, par exemple, où les partenariats sont les plus poussés, peut être grâce à une présence germanique. D'autres secteurs devraient être encouragés : la pharmacie, le luxe, l'automobile qui a tendance à prendre ses sous-traitants comme une variable d'ajustement, la grande distribution qui a le même comportement et l'agro-alimentaire.
Ce pourrait être la base d'un programme électoral, mais je ne me présente pas comme candidat à l'élection présidentielle cette année ! Posez-vous les bonnes questions et n'écoutez pas les promesses fumeuses. Bon courage à tous et votez bien dans le bon sens...