Standard & Poor's est un outil technique d'aide à la décision depuis 150 ans, S&P donne donc une appréciation sur la qualité des crédits.
La mise sous surveillance de la zone euro n'est pas une appréciation d'un seul Etat mais un jugement sur la gestion de la crise dans toute la zone euro et sur l'impact qu'elle peut avoir sur l'ensemble des économies.
Standard & Poor's n'est donc qu'un acteur de l'équation et l'impact de ses avis va au-delà ce que devrait être son rôle de thermomètre mesurant la température des entreprises ou organismes d'Etat. Casser le thermomètre ne ferait pas baisser la température de ces derniers. L'absence d'informations serait anxiogène et les investisseurs amplifieraient les événements en se faisant leurs propres histoires sans logique.
Par ailleurs, la supervision des crédits s'applique partout dans le monde avec des processus précis et dans un cadre très strict. Enfin, Standard & Poor's est rémunéré par les emprunteurs : entreprises, collectivités locales, banques qui ont besoin de se faire noter pour pouvoir justifier de leur qualité de crédit et de leur transparence auprès des prtêteurs. Ce modèle préserve l'indépendance de Standard & Poor's, comme des autres agences de notation.
Ce qu'il faut changer n'est pas la mesure du crédit mais l'importance des crédits en rapport avec la capacité de les rembourser de chaque Etat, collectivité locale ou entreprise. Pour les traders, il est urgent de limiter leur prise de risque en fonction de la solidité financière de la banque qui les emploie comme salarié. CQFD.
