Bruce, tel est le prénom de Wasserstein le terrible prédateur, roi des M&A, des fusions-acquisitions hors normes et de la célèbre banque d'affaires Lazard.
Pac-Man a eu raison de Bruce prématurément : la proie s'est retournée et a absorbé le prédateur Bruce Wasserstein, en l'occurence la grande faucheuse blanche inattendue dans ce jeu monstreux de dealmakers pour qui my word is no more my bond a frappé sans coup férir à la manière du Cabinet Wasserstein Perella...
Citizen Bruce avait la même fascination que la plupart des milliardaires : posséder un empire de presse à la manière de Prouvost ou Boussac en France, c'est l'ivresse absolue du conseiller du prince et du faiseur discret de roi. Rien n'est complétement acquis, même aux plus grands ou aux plus plus riches : Business week lui avait glissé entre ses gigantesques dents de requin incapable de rester insensible à l'appel du sang.
Une page de la haute finance mondiale est tournée, Bruce is dead mais pas le capitalisme ni ses excès.
